Huile de lin ONYX

J'utilise la peinture à l'huile de lin que je fabrique moi même ( stage maison paysanne) pour toutes les boiseries extérieures,
seulement je suis obligée de les refaire tous les 2 ans, car elles vieillissent très mal, plus j'accumule de couches, plus le défaut s'accentue: le défaut c'est les peintures noircissent deviennent laides..plus il fait humide pire c'est !
il semblerait que ce soit une moisissure qui se développe.
En discutant avec d'autres adhérents , cela viendrait de l'huile de lin crue de chez Onyx, on me conseille la LInus( plus cher) ou bien de faire cuire l'huile avant de faire mes préparations. Oui mais à combien de degré, car chauffer de l'huile peut être dangereux
Dommage que je ne puisse pas mettre une photo...et vous ? Qui aurait de l'expérience en la matière..
Cécile

Portrait de Catherine CHOSSON

Après avoir également effectué en 2002 cet atelier proposé par Maisons Paysannes de France (délégation Sarthe), nous l'avons mis en pratique en 2003 quand notre maison a été dotée de nouvelles menuiseries en chêne, de nouveaux bardages en douglas. Nous avons utilisé cette huile que l'on trouve facilement dans le commerce. Aussi bien pour les bois extérieurs que les bois intérieurs (solives, portes, placards ... ).

Nous avons aussi, suivant l'exposition du bois, ce genre de traces noires par endroit ... mais comme je n'ai pas envie de refaire les peintures souvent et que le phénomène de noircissement est réduit, je laisse "vivre" et cela finit même par s'atténuer tout seul.

Nos menuiseries peintes en rouge ont reçu deux couches en 2003 et tout va bien. J'ai juste lessivé une fois et repassé une couche d'huile de lin sans rien d'autre. Tous les coloris ne sont pas impactés de la même façon ; "mon" gris clair (fait en 2010) par exemple ne noircit pas du tout sauf sur le linteau de fenêtre situé sous la vigne qui court sur la façade parce qu'il reçoit moins de soleil et à l'arrière de deux volets exposés à l'ouest. Il n'y a que les étoiles qui en sont le témoin la nuit !

A l'époque du stage, nous habitions du "neuf et contemporain" et avons mis nos menuiseries en couleur mais avec une peinture classique non écologique du commerce mais tout de même microporeuse pour laisser respirer le bois. Son nom commence par V et finit par 3. Habitant l'Oise bien humide, dans un espace boisé, nous avons eu le même phénomène de noircissement à l'arrière des volets. Je ne pense donc pas que l'huile soit particulièrement à incriminer. Je pense que l'humidité ambiante (voire la pluie fréquente !) de ces derniers étés  est responsable de ce désagrément esthétique.

Ce que l'on peut par contre reprocher à cette huile (mais uniquement à l'intérieur), c'est qu'elle évolue avec un certain jaunissement qui change la couleur réalisée au départ mais cela confère à celle-ci une patine sympa et authentique. J'utilise dorénavant une huile cuite et translucide pour l'intérieur (plus chère à l'achat).

En tout cas, peindre un hangar en bardage avec cette peinture faite maison reste la solution la plus économique et rapide à réaliser soi-même. Dans la recette à base de farine, on ajoute du sulfate de fer (anti-mousse) ; peut-être que cet additif s'avèrerait efficace aussi dans la recette de base pour "lutter" contre ces moisissures (?) noires ... A tenter. Sinon un bon lessivage avec de l'eau chaude, cristaux de soude et une petite brosse en chiendent suffit à éviter de repeindre.
 

Bonjour,

j'aimerais attirer votre attention sur des détails qui peuvent avoir une importance.

ceci concerne l'essence de térébenthine ( notre adjuvant favori de l'huile de lin) Onyx: déjà l"étiquette indique " essence à la térébenthine" et quand on lit la composition l'essence de térébenthine n'est pas pure mais associée à des produits pétroliers. Alors qu'en est-il de la qualité de cette huile de lin?